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Les ducs de Bourgogne (1363-1477)
Une principauté entre France et Empire

En 1363, Philippe le Hardi, fils du roi Jean le Bon, reçut en apanage le duché de Bourgogne, revenu à la Couronne après la mort du dernier duc de la famille capétienne, Philippe de Rouvres.

Sa dynastie régna sur le duché pendant un peu plus d’un siècle. Quatre ducs se succédèrent : Philippe le Hardi (duc de 1363 à 1404), Jean sans Peur (de 1404 à 1419), Philippe le Bon (de 1419 à 1467) et Charles le Téméraire (de 1467 à 1477).

Les ducs de Bourgogne comptèrent parmi les princes les plus puissants d'Occident à la fin du Moyen Age. Le mariage de Philippe le Hardi avec Marguerite de Flandre lui apporta les comtés de Flandre, d'Artois et de Bourgogne (actuelle Franche-Comté). Frère du roi Charles V, oncle du roi Charles VI, Philippe le Hardi se sentait cependant avant tout un prince français, et joua un rôle politique de tout premier plan à la cour de France.

C’est en cherchant à maintenir cette influence que son fils Jean sans Peur se heurta au frère de Charles VI, Louis d’Orléans. Le conflit entre les deux princes entraîna le royaume dans la guerre civile. Les deux princes furent d’ailleurs les premières victimes de cette « guerre des Armagnacs et des Bourguignons » : Jean sans Peur fit assassiner Louis d’Orléans en 1407, le dauphin, futur Charles VII, le fit assassiner sur le pont de Montereau en 1419.

Dans le contexte de la guerre de Cent ans, qui oppose la France et l’Angleterre depuis le milieu du XIVe siècle, Philippe le Bon rechercha alors l’alliance anglaise, avant de rendre sa fidélité au roi de France, récompensé au traité d’Arras par d’importantes concessions territoriales (1435).
Une des constantes de la politique de Philippe le Bon est de chercher constamment à accroître ses domaines. Il s'assura progressivement, par des mariages, des héritages, ou des achats, souvent appuyés par des opérations militaires, la maîtrise des principales principautés des Pays-Bas : Brabant et Limbourg (1430), Hainaut, Hollande, Zélande et Frise (1438), Luxembourg (1451). Charles le Téméraire y ajoutera la Gueldre (1473).

Les efforts de Charles le Téméraire pour relier la Bourgogne et la Franche-Comté aux Pays-Bas en s’assurant de l’Alsace et de la Lorraine, ses ambitions à une couronne royale, finirent par devenir menaçants pour le royaume. Louis XI profita de sa mort à la bataille de Nancy, en 1477, pour rattacher la Bourgogne à la France. La fille du Téméraire, Marie, épousa Maximilien de Habsbourg et apporta les Pays-Bas et la Franche-Comté à la dynastie autrichienne.

Des princes fastueux

Cette étonnante construction politique donna naissance à l'un des foyers culturels et artistiques les plus fascinants de la fin du Moyen Age. La cour de Bourgogne fit briller du plus vif éclat le mode de vie aristocratique et l'imaginaire chevaleresque. Les quatre ducs, mais surtout Philippe le Hardi et Philippe le Bon, déployèrent un luxe extraordinaire, attirèrent artistes, musiciens et lettrés, multiplièrent résidences et fondations religieuses, éblouirent leurs contemporains par des fêtes mémorables. Au delà du goût personnel des princes pour les arts, ce faste devait symboliser leur puissance et établir leur prestige.

Amateur d'art comme ses frères, Charles V, roi de France, Jean, duc de Berry, et Louis, duc d'Anjou, Philippe le Hardi fit de Dijon sa capitale. Il y fonda la chartreuse de Champmol* pour servir de nécropole à sa dynastie. Les artistes français et flamands qu'il y fit travailler, dominés par la puissante personnalité de Claus Sluter, en firent un des principaux foyers de création artistique des années 1400, d'où sortit l'école de sculpture bourguignonne du XVe siècle.

A l'époque de Philippe le Bon, le centre de gravité politique et artistique des Etats de Bourgogne se déplaça vers les Pays Bas. Sous l'impulsion de Van Eyck, de Robert Campin et de Roger van der Weyden, la peinture y connaissait une véritable révolution. Mais le duc ne négligea pas la Bourgogne et apporta tous ses soins à la construction à Dijon d'un nouveau palais ducal. C'est à la Sainte-Chapelle de Dijon, capitale de la première et principale de ses seigneuries, qu'il fixa le siège de l'ordre de la Toison d'Or créé en 1430. Cette fondation, destinée à raviver les valeurs chevaleresques et à relancer l'idée de croisade, consacrait la puissance et l'éclat des ducs de Bourgogne. Conservant son pouvoir de fascination, la Toison d'Or reste jusqu'à nos jours la plus haute expression du faste et des idéaux de la cour de Bourgogne.

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